BIOGRAPHIE
Charles Daudelin naît à Granby le 1er octobre 1920 et suit quelques cours de dessin dans sa ville natale avant d’aller s’installer à Montréal en 1939, sur les recommandations de Paul-Émile Borduas qu’il rencontre par l’intermédiaire de son ami Paul Goyette.
 
Note: Les textes des années 1939 à 1997 de ce Parcours chronologique ont été rédigés à partir d’extraits du catalogue DAUDELIN publié en 1997 par le Musée du Québec. Nous les utilisons avec la permission des auteurs.








Les années 1939 à 1945 
Les années 1946 à 1948 
Les années 1948 à 1957 
Les années 1958 à 1965 
Les années 1966 à 1973 
Les années 1974 à 1997 
Les années 1997 à 2001 
Les années 2002 à 2010 

Les années 1974 à 1997


Nous vous invitons à écouter trois extraits d'entrevues données par Charles Daudelin dans les années 1970-1980. Le premier extrait date de 1974 à l'occasion de la rétrospective au MACM.Les deux autres de 1985 à l'occasion de la remise du prix Paul-Émile-Borduas. Ces extraits sont tirés des archives de la radio de Radio-Canada.
 
Du 28 mars au 28 avril 1974, au Musée d’art contemporain, à Montréal, puis du 9 mai au 10 juin de la même année au Musée du Québec, a lieu la rétrospective Charles Daudelin qui comprend plus d’une centaine d’œuvres.

Du 8 au 16 novembre 1974, à la Place des arts de Montréal, un décor de Daudelin composé de tissu extensible est utilisé pour le ballet La loterie chorégraphié par Brian MacDonald et produit par les Grands Ballets Canadiens. L’œuvre est également présentée au Grand Théâtre de Québec et au Centre national des arts, à Ottawa.

En mai 1975, aux Éditions Art Global, paraît La guerre, yes sir de Roch Carrier avec une gravure originale à l’eau-forte et un médaillon de bronze ornant la cuvette de la couverture, réalisés par Daudelin.

Du 30 juin au 1er septembre 1976. l’œuvre Mystère du dedans de Daudelin figure à l’exposition Trois générations d’art québécois 1940, 1950, 1960, organisée au Musée d’art contemporain dans le cadre des manifestations entourant les Jeux olympiques de Montréal.

En 1976, Daudelin conçoit le plan et la maquette pour l’aménagement du square Viger à Montréal. Les travaux sur le site débutent en 1981 pour se terminer en 1984 avec l’installation de la sculpture-fontaine Mastodo. En 1976 toujours, Daudelin réalise, pour le compte des sœurs de la Providence, l’aménagement complet de la chapelle de la résidence Notre-Dame-de-la-Providence à Montréal, soit le mobilier et les objets liturgiques. Le chemin de croix (cat. 150 à 152) de la chapelle est réalisé en 1980.

En 1978, Daudelin crée la médaille du prix Denise-Pelletier (cat. 147) pour les prix du Québec. Il réalisera également les médailles du prix Athanase-David, en 1979 et du prix Albert-Tessier, en 1980 (cat. 149). Daudelin a obtenu plusieurs commandes de médailles et de trophées au cours de cette période: trophées pour les concours nationaux de musique de Radio-Canada (1978), trophée des grands prix du tourisme québécois (1985), trophée L’Émérillon pour le prix France-Canada du cinéma et de l’audiovisuel (1986), trophée du prix Le Permanent pour le Festival des films du monde (1987) et trophée des Masques pour l’Académie québécoise du théâtre (1994; cat. 185).

En juillet 1980, Daudelin est choisi - remplaçant Jordi Bonet, décédé en décembre 1979 - pour réaliser le retable de la chapelle du Sacré-Cœur de la basilique Notre-Dame de Montréal, reconstruite après l’incendie du 7 décembre 1978 (voir cat. 153 à 161). L’œuvre de plus de 52 pieds de hauteur sera coulée au printemps de 1982 en Angleterre et la chapelle inaugurée le 4 décembre 1982 (fig. 7).

En mai 1981, Daudelin collabore à un programme visant à faire participer les élèves des écoles secondaires françaises à un projet de création d’une sculpture d’environnement sur le site de l’École Charlebois. Au même moment, soit du 28 avril au 15 mai, a lieu une exposition rétrospective de ses œuvres a la Galerie éducative De-La-Salle. La sculpture est installée au printemps de 1982.
Fig. 7. L’artiste travaillant au retable de la chapelle du Sacré-Cœur de la basilique Notre-Dame de Montréal, 1980
Le 6 novembre 1981, on annonce que le projet de Daudelin pour la place du Québec à Paris est retenu. Sa fontaine Embâcle (voir p. 97) est inaugurée le 25 octobre 1984. À cette occasion, une exposition sur le travail de l’artiste, intitulée Daudelin Paris aller et retour 1946-1984 est présentée aux Services culturels du Québec.

Le 15 décembre 1981, Daudelin reçoit de la Société Jean-Baptiste de Montréal le prix Philippe-Hébert, qui souligne la compétence et le rayonnement d’un artiste québécois dans le domaine des arts plastiques.
En mai 1983, Daudelin procède à l’installation, au Palais des congrès de Montréal, de la sculpture Éolienne V (voir p. 99).

Du 2 novembre 1983 au 4 mars 1984, Daudelin est représenté, lors de l’importante exposition anniversaire Le Musée du Québec 1933-1983 : cinquante années d’acquisitions, par la sculpture Espace du dedans (cat. 117).

Le 24 septembre 1985, Daudelin se voit décerner le prix Paul-Émile Borduas - la plus haute distinction dans le domaine des arts visuels au Québec - pour « son apport dynamique à l’intégration de la sculpture à l’architecture et pour la réalisation d’une œuvre importante dans l’évolution des arts au Québec ». Cette contribution sera soulignée lors de l’exposition L’art au Québec depuis Pellan. Une histoire des Prix Borduas, qui a lieu au Musée du Québec du 19 mai au 14 août 1988 et où sont présentés Femme accroupie dans sa version en bronze (voir cat. 36), Espace, silence et nuit (cat. 123) et La Colonne (cat. 141).

En 1985, Daudelin gagne un « concours fermé » dans le cadre de la « politique du 1 p. 100 » pour une sculpture destinée au Centre d’accueil Pierre-Joseph Triest. Daudelin sera également choisi en 1989 et en 1990 pour les projets du Centre d’accueil Champlain-Châteauguay et de l’École secondaire Fernand-Seguin de Candiac, pour laquelle il réalisera La Place moléculaire (voir p. 100).

12 au 27 novembre 1987, la Galerie Esperanza présente l’exposition Charles Daudelin: Avez-vous vu ?, qui comprend des sculptures, des maquettes et des documents. La deuxième partie de l’exposition, qui présente de nouvelles sculptures, aura lieu du 18 mai au 30 juin 1989.

Du 17 septembre au 29 octobre 1988, le Centre CIRCA présente l’exposition Dix artistes ... la terre, pour laquelle Daudelin réalise Anoudeu (cat. 165) et Vénus de la terre. L’année suivante, du 10 juin au 12 août, le même centre présente une autre terre cuite de Daudelin dans le cadre de l’exposition Dieux et Diables ... les artistes.

En 1990, Daudelin procède à l’installation de Cailloudo, fontaine en bronze pour la Bibliothèque de la ville de Saint-Laurent.

Du 8 avril au 26 juillet 1992, dans le cadre de l’exposition Naissance et persistance, la sculpture au Québec, 1946-1961, le Musée du Québec présente cinq œuvres de Daudelin: Tête de ciment (cat. 26), Maquette de sculptures-jeux pour les Habitations Jeanne-Mance (cat. 105), Femme accroupie (cat. 36), La Baudabèze (cat. 27) et Habitants des îles (cat. 25).

En 1992, Daudelin réalise l’aménagement du sanctuaire de la chapelle de la résidence L’Amitié Saraguay à Montréal - c’est-à-dire le mobilier, les objets liturgiques, le vitrail et le chemin de croix. Pour le cimetière Mont-Royal à Outremont, il réalise également la sculpture commémorative Hors du temps (voir p. 102).

En novembre 1995, Liberté de Daudelin est installée dans le parc de sculptures du Musée du Québec.

En novembre 1996, on procède à l’installation de 1 + 1 = 1 (voir p. 94) à l’édifice Marie-Guyart, à Québec (ensemble architectural G). Cette sculpture remplace Chaos, aliénée et détruite en juillet 1997, à la suite d’une entente entre l’artiste et la Société immobilière du Québec.

Le 14 août 1997, la sculpture Hommage à Claude Jutra commandée à Daudelin, est mise en place dans le parc Claude-Jutra, à Montréal.

À l’automne de 1997, débutent les travaux en vue de l’installation d’une sculpture-fontaine, Éclatement II, à place de la Gare, à Québec.
 
 
     
 
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