REGARDS SUR L’ŒUVRE








NOUVEAU - Voir en grand 
Deux productions,
deux visions
 
Des marionnettes sur scène
et au musée
 
Mont-Royal et Langelier : Daudelin souterrain,
texte d'Annie Gérin
 
Au cœur de l’œuvre
et de l’homme,
texte de Laurent Bouchard
 
Charles Daudelin, une icône de la sculpture canadienne,
texte de Jean-Claude Bergeron
 
Croisements géométriques,
texte de Janos Baracs
 
Charles Daudelin :
un artiste accompli,
texte de Malaka Ackaoui
 
Monument funéraire Lamarre au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal,
texte de Mireille Lamarre
 

Monument funéraire Lamarre au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal, texte de Mireille Lamarre

Vue de la face percée de cavités du monument funéraire
Nous sommes à la fin des années 1960. Mon père vient de perdre son père Émile Lamarre et mes parents songent à ériger, sur le lot familial au Cimetière Côte-des-Neiges, une pierre tombale qui serait l’œuvre d’un artiste. Ils aiment tous deux le travail de  Charles Daudelin. Ce sont d’ailleurs des éditions du bronze Relations virtuelles, de Charles Daudelin, que la firme Lavalin offre à ses clients africains comme souvenir et exemple de l’art canadien.
 
Lors d’une visite à l’atelier de l’artiste, Louise, la femme de Charles Daudelin, me rappelle que c’est l’œil de ma mère qui sut reconnaître, en une petite étude de polystyrène, ce qui allait servir de modèle à la réalisation du monument funéraire familial.
 
Cette étude surprit mon père ingénieur, par le fait que Charles Daudelin avait réalisé intuitivement, sans en connaître la formulation mathématique, une hyperbole paraboloïde qui est, plus simplement dit, une courbe faite de lignes droites que l’on fait pivoter sur son axe de symétrie.
 
Parfois, par leur exploration, les artistes redécouvrent ainsi certains concepts géométriques. Ce fut le cas, entre autres, de Robert Roussil qui, pour sa part, avait redécouvert le 3.1416 (le π).
 
Monument funéraire
Le monument funéraire Lamarre fut ainsi érigé, en 1970, à partir de la maquette de Charles Daudelin. Il se compose de deux pièces de granit du Vermont qui s’élèvent sur une hauteur de 16 pieds, se faisant face et se donnant la réplique. Tel deux corps en relation, cette œuvre dégage une intimité, une interactivité des figures et l’idée que là où l’un est plus faible, l’autre le soutien et vice et versa. Cette notion de couple, ici intégrée, est une notion importante dans les créations de Charles Daudelin.
 
Cette sculpture de Charles Daudelin existe en petit format (25x 9 x 6.5cm).
Un bronze poli, coulé en 50 exemplaires et daté de 1972, que l’on nomme Trophée.
 
Mireille Lamarre
Artiste en arts visuels
Directrice Galerie Bernard
Fille de Louise Lalonde et de Bernard Lamarre
 
     
 
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